jeudi 16 juin 2011

Découverte de l'île de Java

Nous voilà arrivés en Indonésie pour quelques semaines (pouvant aller jusqu’à un mois en fonction de nos envies). Le choix de cette destination a été déterminé par Nicoco, qui était déjà venu deux années auparavant et qui avait beaucoup apprécié ce pays, en particulier ces paysages volcaniques. Il voulait donc me faire partager cette découverte, mais également à mes parents, qui nous ont rejoint pour quinze jours sur place.

Nous sommes dans un premier temps arrivés à Jakarta où nous avons été accueillis pendant quelques jours chez Cathy, une amie de Nicoco. Alors si Cathy, tu lis ces lignes, un grand merci pour ton accueil, ta disponibilité et ta sympathie. Nous avons été ravis de passer ces quelques jours à tes côtés. S’ajoute à cela le fait que Cathy, dans le cadre de ses fonctions, loge au Mariott, ce qui nous a permis d’avoir une touche de luxe fort agréable pendant quelques jours, en voici quelques exemples : de l’eau chaude, un lit très confortable, une machine à laver, une connexion Internet ultra-rapide et une cuisine pour nous concocter des crêpes au Nutella… Sinon, que dire de Jakarta ? Et bien pas grand-chose, ville immense de plus de 10 millions d’habitants faits d’immenses grattes ciels avec un trafic incroyable, de nombreux grands magasins – genre immenses galeries marchandes, une pollution démente (présence d’une cuvette constante au dessus de la ville) et une grande densité de population. Nous découvrirons cependant plus tard qu’il existe le vrai Jakarta, juste derrière les tours, que 2 mondes cohabitent, et l’envers du décor nous semble plus authentique avec ses petites échoppes et ses habitations précaires. Durant ces quelques jours, au-delà du repos, nous sommes allés visiter une île au large de Jakarta (un mélange entre Disneyland et la décharge municipale !), je suis allée rencontrer la Croix Rouge Indonésienne et j’ai fait l’expérience de l’épilation locale. Cela mérite une petite digression de filles…

Alors pour ceux qui suivent un peu, voilà quelques temps que je ne vous ai pas parlé d’épilation, ne croyez pas que j’impose à Nicoco la femme Cro-Magnon depuis 3 mois maintenant, voilà un bref retour sur les expériences passées : en Argentine, je fus épilée dans un salon de coiffure avec comme seule intimité un rideau symbolique ; en Thaïlande, j’ai eu droit à une épilation dans la vitrine du magasin, aux vues de tous ; en Birmanie, impossible de trouver, la pratique semblait vraiment exceptionnelle et alors en Indonésie et bien déjà on m’a proposé des designs pour mes poils pubiens (genre un papillon, un cœur ou une flèche), elles se sont attaquées à moi à deux en simultané et ont finalisé leur travail à l’aide de fils de couture (à l’indienne il parait). Enfin tout cela pour vous dire que chaque pays est une nouvelle expérience et que j’ai parfois de grands moments de solitude quand je suis aux mains des locaux, sans trop de moyens pour me faire comprendre !!! Parenthèse close, revenons à notre arrivée à Jakarta.

Nous avons accueillis mes parents quelques jours après notre arrivée. Quelles sensations étranges, mêlant l’excitation de les revoir à l’étrange sentiment de ne jamais les avoir quittés. En tout cas, j’ai été ravie de les retrouver, et très heureuse de partager ces vacances à 4. Malgré leurs 18h d’avion, nous avons directement enchainé en prenant un vol pour une ville plus au Sud de l’île de Java, Yogyakarta.

Vue représentative de la ville de Jakarta

Julie aux mains des esthéticiennes locales

Enfin réunis !!
Dès notre arrivée, nous apprécions cette ville, plus abordable et à taille humaine par rapport à Jakarta, en particulier ses petites rues parallèles (un peu coupe gorge à première vue) mais où nous firent des rencontres sympathiques. Cependant pour notre première journée de vacances, nous avons fait les frais du célèbre sport national de « rabatteur ». En quelques mots pour ceux qui n’en n’ont pas fait l’expérience : une personne locale vient spontanément à votre rencontre, à première vue gratuitement pour une raison noble (vous montrer le chemin, vous aider à traverser la rue, vous souhaiter la bienvenue… ) et finalement, de fil en aiguille, finit par vous endormir et à vous « rabattre » vers une option de visite que vous n’aviez pas prévue en avançant de faux arguments (le musée est fermé, la route est cassée, la vieille ville ne vaut pas la peine, profitez-en ça va bientôt fermer…). Petite illustration nous concernant : nous avons rencontré un homme fort sympathique parlant français à merveille qui a prétendu être un gardien du palace du sultan que nous voulions visiter, mais que ce dernier était fermé, nous déconseillant le marché aux oiseaux à cause de la grippe aviaire, par contre, nous conseillant vivement une école de batik (le tissu local). Et bien entendu, si nous achetons un batik, ce dernier prend une commission ! Nous avons découvert la supercherie tardivement, Nicoco fut furieux de s’être fait avoir, même si finalement nous passèrent une agréable journée, mais nous ne firent pas ce que nous avions prévu ! grhhhhhhhhhhh ! Alors dès le lendemain nous apprirent à dire « Non Merci » en Indonésien et nous tachèrent de rester sur nos gardes, non mais !!! Cette journée fut consacrée à la visite de 2 magnifiques temples bouddhique (Borobudur) puis hindouiste (Prambanan) ainsi que le volcan Mérapi. Cette visite fut particulièrement impressionnante car nous sommes allés au pied du volcan (Nicoco nous accompagnant un par un en mobylette, moment de détente très amusant), à l’emplacement même d’un village qui fut détruit en Octobre 2010 lors de la dernière éruption, faisant 400 victimes. Nous avons été surpris par la capacité de résilience des habitants qui recommençaient à planter et construire malgré l’incertitude et la dangerosité du volcan. Afin petite anecdote rigolote, Nicoco et moi-même avons un succès fou auprès des indonésiens, ils n’arrêtent pas de nous prendre en photo, alors on se demande s’ils ne nous confondent pas avec Angélina Joly et Brad Pitt ou bien moins glamour, Sarkozy et Carla ;-)) 

le cadre magnifique du temple bouddhique de Borubodur

Nicoco et ses fans, nombreuses !!

photo de famille devant le temple de Borubodur

avec un petit zoom....

Nicoco et sa belle mère en mobilette !

Vue sur le Mérapi

Les coulées de lave du Mérapi

Zoom sur les bas reliefs du temple hindouiste de Prambanan



Nous sommes ensuite partis en excursion à la rencontre de deux volcans, le Bromo et le  Kawa-Ijen. Cependant, l’un comme l’autre sont à mériter puisque nous avons du à chaque fois faire près de 10h de minibus et nous lever aux aurores (4h30 du matin en moyenne). Durant le voyage, nous furent surpris par la densité de population et le trafic routier, difficile de trouver la nature et l’absence de présence humaine… Mon père n’a cessé de dire que c’était « hallucinant » ! Par contre, en dehors des villes, les paysages furent très beaux, tantôt à travers les cultures de riz et de cannes à sucre (à l’heure de la récolte), tantôt en bord de mer, tantôt à travers la forêt luxuriante faite de fougères arborescentes.

Concernant la découverte du Bromo, dès la veille au soir, lors de notre arrivée, nous avions l’impression que les paysages étaient recouverts d’une couche de cendre, et cela se confirma le lendemain. Notre ami le mont Bromo, depuis la visite de Nicoco deux années auparavant, s’était mis en éruption et crache en continu des nuages de cendre qui obscurcit le ciel et dépose une couche partout sur les environs. Pas de levée de soleil donc, au grand dam de Nicoco qui nous décrivait un panorama extraordinaire de toute la caldera avec les volcans environnants. Cependant, avec un peu de patience et de chance, nous purent faire l’ascension du volcan et ainsi découvrir l’activité du cratère : impressionnant par le bruit avec ses grondements et par la vue tel un nuage atomique à quelques mètres de vous, incroyable ! Le reste de la caldera ressemble à un paysage lunaire, désertique, Nico est sidéré par les dégâts occasionnés par l’éruption et le changement de paysage (près de 2 mètres de cendre). Comme il disait : « nous nous sentions vraiment poussière parmi les poussières ». 


Lever de soleil, hors du commun

Nicoco incognito sur le Bromo

Activité du volcan Bromo

Paysage lunaire de la caldera

Concernant le Kawa-Ijen, changement complet de paysage, après 1h30 de marche au milieu d’une forêt luxuriante avec présence de singes et d’écureuils venus à notre rencontre, nous apercevons un immense cratère avec, en son centre un lac bleu très pur et des dégagements de souffre. Au-delà de la beauté unique de ce site, ce que l’on retiendra c’est aussi le travail de ces quelques 350 hommes, qui portent près de 90kg de souffre sur leurs épaules depuis le centre du cratère jusqu’au pied de la montagne. Un ballet éprouvant et extraordinaire pour un revenu moyen modéré (comptez 150 € pour 15 jours de travail non stop), ajoutez à cela les effets secondaires pulmonaires (dégagement de souffre) et physiques… nous avons eu l’occasion de discuter avec certains d’entres eux, une belle leçon de courage et de labeur, suite à cette excursion, impossible de se plaindre de retour au travail … 

Beau lever du soleil, alors que l'on commence l’ascension du Kawa-Ijen

Rencontre avec les travailleurs émérites

photo de groupe devant le Kawa-Ijen

Voilà les échappées de souffre

Vue d'ensemble avec le lac, le cratère et le souffre

Ces quelques jours furent éprouvants car les réveils matinaux, beaucoup de routes et des hôtels assez rudimentaires (petit message pour la famille Monnin, « ne vous inquiétez pas, ma mère se débrouille comme une chef et s’adapte aux conditions précaires »). Donc la fatigue décida un peu de la suite de notre voyage, direction Bali en bateau pour quelques jours plus tranquilles… 


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